Des pics de connections historiques.

En 2020, la pandémie a bouleversé notre vie. Tout à coup, des millions de personnes se sont tournées vers le web pour y mener une nouvelle vie connectée -parfois inattendue et conserver les activités essentielles de leur vie.

Un tsunami de nouveaux usagés a submergé la toile.

Les écoles, les managers, le monde de la culture, de l’événementiel, du sport, les personnes âgées et même les zoos sont passés en lignes ! Toute cette activité virtuelle prend sa source dans un lieu physique, un bâtiment : le fameux centre de données (ou datacenter) que nous comparions à un restaurant dans notre premier article.

Avec le Covid, le web a soutenu des pics de fréquentation sans précédents. Pour répondre à cette demande grandissante du coté des usagers, encore a-t-il a fallu que la capacité de connexion suive, du côté de l'infrastructure, dans les datacenters.

Comme nos données, les datacenters se multiplient.

Il existe des milliers de centres de données dans le monde. D’après datacentermap.com on compte plus de 47 300 datacenters à travers le monde, répartis dans 126 pays dont plus de 1800 aux États-Unis. On estime leur nombre en France à 160, dont plus d'un tiers en Ile-de-France.

Les besoins en stockage, l’avènement du cloud, des objets connectés et plus globalement le boom d’internet ont fait exploser notre production de données, et avec elle, le nombre de datacenters. Le volume annuel de données numériques créées à l'échelle mondiale a été multiplié par plus de vingt au cours de la dernière décennie et devrait s'approcher de 50 Zettaoctets cette année.

Comme le montre l'infographie de Statista, cette quantité de données apparaît finalement dérisoire en comparaison avec ce qui est attendu pour les quinze prochaines années. Les prévisions tablent en effet sur une multiplication par trois ou quatre du volume annuel de données créées tous les cinq ans.

D'ailleurs on ne trouve plus les mots pour qualifier la capacité de stockage : pour un smartphone, on compte entre 8 et 500 Gooctets, ici on compte en Zettaoctets. Ce sont des milliers de milliards de fois plus, des nombres avec des ribambelles de chiffres à donner le vertige.

Les Datas Centers en chiffres

Les datacenters répondent à un défi majeur : apporter aux internautes la garantie d'une sécurité et d'une performance irréprochable. Leurs exigences sont les votres : un débit fluide et sans latence.

Ainsi, pour garantir la disponibilité permanente des informations qu'ils hébergent, ils fonctionnent 24h sur 24, 365 jours par an.

Quelques chiffres sur ces mastodontes.

Même pour les personnes qui font tourner ces centres de données, le processus ressemble à de la magie. Si le sujet vous intéresse, découvrez de plus près ces bâtiments -où réside Internet, leur fonctionnement et leurs opérateurs dans le podcast Where the Internet Lives de Google.

Le numérique est énergivore.

Malheureusement, les datacenters représentent un véritable fléau pour l'environnement.

Aujourd'hui, ils représentent à eux seuls 17% de l'empreinte carbone de la technologie. Avec 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, leur empreinte carbone est similaire à celle de l'industrie de l'aviation. D'ici 2025 leur consommation pourrait s'élever à 20 % de l'électricité mondiale.

Greenpeace a estimé que si Internet était un pays, il serait classé dans le top 5 des plus gros consommateurs mondiaux d’électricité.
Comme l’explique Peter Gross, du New York Times, qui a aidé à concevoir des centaines de centres, " un seul Data Center peut consommer plus d’énergie qu’une ville américaine de taille moyenne ".

Quel est l’impact des data centers sur l’environnement ?
Qu'est-ce qui consomme le plus dans un datacenter ?
A quoi ressemblent les datacenters du futur ?
Pourquoi Amazon a-t-il installé un datacenter sous la mer ?

Cet article est le second de la série Le visage caché d'Internet. Tous les mois, nous nous penchons sur le sujet du Net, avec un objectif : observer ses rouages et comprendre comment ils tournent.

A bientôt ! 🖖